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	<title>Politique de développement Archives - ADN Politics</title>
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	<description>Comprendre la politique autrement</description>
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	<title>Politique de développement Archives - ADN Politics</title>
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		<title>LES 5 VISAGES POLITIQUES DE LA SEMAINE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 11:20:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 5 visages politiques de la cette semaine révèlent trois grandes tendances : La compétition pour le leadership mondial, La recomposition des pouvoirs nationaux, La quête de souveraineté et de stabilité régionale. Une semaine où le pouvoir se joue autant dans les institutions internationales que dans la transformation des équilibres politiques internes. 1- Macky Sall [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Les 5 visages politiques de la cette semaine révèlent trois grandes tendances : La compétition pour le leadership mondial, La recomposition des pouvoirs nationaux, La quête de souveraineté et de stabilité régionale.</em></strong></p><p><strong><em>Une semaine où le pouvoir se joue autant dans les institutions internationales que dans la transformation des équilibres politiques internes.</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/5-Face-27-JUILLET-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7779"/></figure><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>1- Macky Sall</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="1000" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_.jpg" alt="" class="wp-image-7784" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_.jpg 1000w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-300x300.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-150x150.jpg 150w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-768x768.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-860x860.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-400x400.jpg 400w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-600x600.jpg 600w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-760x760.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Macky-Sall_-110x110.jpg 110w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure><p>Après avoir obtenu le soutien officiel du Sénégal à sa candidature, Macky Sall a franchi une nouvelle étape dans sa campagne pour le poste de Secrétaire général des Nations unies. Il a participé au débat entre les différents candidats au siège des Nations unies avant de poursuivre sa tournée diplomatique, notamment avec une rencontre le 24 juillet avec le président colombien.</p><p>Cette séquence marque l’entrée du Sénégal et de l’Afrique dans une compétition diplomatique mondiale pour diriger l’une des institutions les plus stratégiques du système international.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>L’élection du prochain Secrétaire général de l’ONU constitue un enjeu géopolitique majeur. Elle pose la question de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale et de sa capacité à peser davantage dans les grandes décisions internationales.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>La candidature de Macky Sall renforce la visibilité diplomatique du Sénégal et pourrait ouvrir une nouvelle dynamique pour la représentation africaine dans les institutions multilatérales. Une victoire africaine à la tête de l’ONU constituerait un symbole fort d’un rééquilibrage de l’ordre international.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>2- Bassirou Diomaye Faye</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1215" height="809" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/jad20240912-ass-senegal-dissolution-assemblee.avif" alt="" class="wp-image-7783"/></figure><p>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a créé ce week-end son propre parti politique, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la structuration de son pouvoir et dans son affirmation politique.</p><p>Après son accession au pouvoir dans le cadre du projet porté par Pastef, cette création traduit la volonté du chef de l’État de construire sa propre identité politique.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Le Sénégal entre dans une nouvelle phase de recomposition politique. La création d’un parti présidentiel pourrait modifier les équilibres au sein de la majorité et redéfinir les rapports de force entre les différents acteurs politiques.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Cette décision pourrait renforcer l’autonomie politique de Bassirou Diomaye Faye, structurer durablement son camp et préparer les prochaines échéances électorales. Elle sera également un test sur sa capacité à transformer une victoire électorale en véritable force politique organisée.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>3- Omar Alieu Touray</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="627" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao-1024x627.jpg" alt="" class="wp-image-7782" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao-1024x627.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao-300x184.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao-768x470.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao-860x527.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao-760x466.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Omar-Alieu-Touray-president-de-la-commission-de-la-Cedeao.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Le débat autour de la transition du Franc CFA vers l’ECO revient au centre des discussions régionales, dans un contexte où la CEDEAO cherche à préserver son projet d’intégration économique malgré les tensions politiques avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).</p><p>Au-delà de la question monétaire, l’ECO est devenu un symbole des ambitions de souveraineté économique de l’Afrique de l’Ouest.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>La monnaie unique ouest-africaine représente depuis plusieurs années l’un des grands projets d’intégration régionale. Sa concrétisation conditionne en partie la crédibilité économique et politique de la CEDEAO.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>La réussite du projet ECO pourrait renforcer l’autonomie financière de la région et accélérer les échanges économiques intra-africains. En revanche, de nouveaux reports risqueraient d’alimenter les critiques contre les institutions régionales et de renforcer les divisions politiques en Afrique de l’Ouest.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>4- Narendra Modi</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="779" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Narendra-1100x779-1.avif" alt="" class="wp-image-7781"/></figure><p>Le gouvernement de Narendra Modi a été confronté cette semaine à une crise politique liée aux contestations autour des irrégularités dans les examens et aux critiques croissantes d’une partie de la jeunesse. La pression publique a entraîné des demandes de reddition de comptes au sein du gouvernement.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Cette crise rappelle que les enjeux de gouvernance interne, notamment l’emploi, l’éducation et la transparence administrative, peuvent devenir des facteurs majeurs de fragilisation politique, même pour des gouvernements disposant d’une forte légitimité électorale.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>L’épisode pourrait pousser le gouvernement Modi à renforcer ses politiques en faveur de la jeunesse et de la transparence institutionnelle. Il constitue également un signal sur les défis sociaux auxquels l’Inde doit répondre pour maintenir sa stabilité politique.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>5- Anthony Albanese</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="860" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-1024x860.webp" alt="" class="wp-image-7780" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-1024x860.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-300x252.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-768x645.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-1536x1289.webp 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-2048x1719.webp 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-860x722.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/Albo1-scaled-1-760x638.webp 760w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Le Premier ministre australien Anthony Albanese fait face à plusieurs controverses politiques touchant son gouvernement, notamment sur des questions de gouvernance, de politique étrangère et de confiance publique envers les institutions.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>L’Australie occupe une place stratégique dans l’Indo-Pacifique, une région marquée par les rivalités entre grandes puissances et les recompositions géopolitiques. La stabilité politique interne reste donc un élément essentiel de son influence internationale.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Ces tensions pourraient affecter la perception de stabilité du gouvernement australien et influencer les débats politiques nationaux. Sur le plan international, elles interviennent dans une période où Canberra cherche à consolider son rôle stratégique dans la région face aux nouveaux équilibres mondiaux.</p><p></p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-12/">LES 5 VISAGES POLITIQUES DE LA SEMAINE</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>LA DECÉNNIE DES ENGAGEMENTS TRAHIS : CE QUE LES DONNÉES OPPOSENT AUX TRAITÉS DE 2015</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 13:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décennie qui s’achève aura été celle d’un paradoxe fondateur. Entre 2015 et 2017, la communauté internationale a signé certains des accords les plus ambitieux de l’histoire diplomatique : l’Accord de Paris sur&#160;le climat, les Objectifs de développement durable, le Plan d’action global conjoint sur le nucléaire iranien, et l’accord commercial UE-Canada. Ces textes, dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La décennie qui s’achève aura été celle d’un paradoxe fondateur. Entre 2015 et 2017, la communauté internationale a signé certains des accords les plus ambitieux de l’histoire diplomatique : l’Accord de Paris sur&nbsp;<u>le climat, les Objectifs de développement durable, le Plan d’action global conjoint sur le nucléaire iranien, et l’accord commercial UE-Canada</u>. Ces textes, dans leur diversité, partageaient une même promesse implicite, celle d’un multilatéralisme capable de plier le réel à la force du droit. Dix ans plus tard, la confrontation systématique des engagements aux données observées sur la période 2024-2026 révèle une vérité plus cruelle : dans presque tous les domaines où la transformation structurelle était requise, l’écart entre la parole et le fait s’est creusé au point de devenir abyssal.</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-7773" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis-1024x767.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis-300x225.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis-768x575.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis-860x644.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis-760x569.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/cover-r4x3w1200-6909e9b6397bd-afp-20151212-51212147-v1-midres-acuerdodeparis.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p><strong>Climat : le seuil de 1,5 °C, déjà un souvenir</strong>&nbsp;L’Accord de Paris, conclu en décembre 2015, fixait pour horizon la limitation du réchauffement&nbsp;<em>« bien en dessous de 2 °C</em>&nbsp;» par rapport à l’ère préindustrielle, les Parties s’engageant à poursuivre leurs efforts pour ne pas dépasser 1,5 °C. Les&nbsp;<em><u>contributions déterminées au niveau national</u></em>&nbsp;(NDC) déposées dans la foulée devaient, dans l’esprit des négociateurs, mettre le monde sur une trajectoire de réduction des émissions de CO₂ fossiles de 45 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2010, soit un passage d’environ 33 à 18 milliards de tonnes par an.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171705.png" alt="" class="wp-image-2902"/></figure><p><strong><em><u>Indicateur</u></em></strong>&nbsp;: milliards de tonnes de CO² par an (GtCO²) /&nbsp;<strong><em><u>Source</u></em></strong>&nbsp;: Global Carbon Project, AIE, Cible 2030 pour 1,5°C / 18 Gt (soit -45%par rapport à 2010 = 33 Gt)</p><p>Les données, compilées par le&nbsp;<strong>Global Carbon Project</strong>, l’<strong>Agence internationale de l’énergie&nbsp;</strong>et les services&nbsp;<strong>Copernicus</strong>, racontent une tout autre histoire. En 2024, les émissions mondiales de CO₂ d’origine fossile atteignent 37,4 milliards de tonnes, un niveau pratiquement identique au record de 2023. L’anomalie de température moyenne, elle, a franchi la barre de +1,55 °C, selon l’<strong>Organisation m</strong><strong>é</strong><strong>t</strong><strong>é</strong><strong>orologique mondiale</strong>, et les projections pour 2025 et 2026 oscillent entre +1,50 et +1,62 °C en fonction de la transition entre El Niño et La Niña.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171718.png" alt="" class="wp-image-2903"/></figure><p><em>Projections 2025-2026 : fourchette basée sur les modèles El Niño / La Niña /&nbsp;<strong><u>Sources</u></strong></em>&nbsp;: NASA GISTEMP, NOAA, Copernicus, OMM</p><p>La part des énergies renouvelables dans la consommation finale, passée de 17 % en 2021 à environ 22 % attendus en 2026, constitue certes une progression notable, mais elle demeure structurellement insuffisante pour infléchir une courbe des émissions que seule une contraction du PIB mondial, comme lors de la pandémie de 2020, est parvenue à faire baisser de façon significative.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171730.png" alt="" class="wp-image-2904"/></figure><p><strong><em><u>Indicateur</u></em></strong>&nbsp;: pourcentage (%) /&nbsp;<strong><em><u>Sources</u></em></strong>&nbsp;: IRENA, AIE</p><p>Le&nbsp;<em><u>Emissions Gap Report 2024</u></em>&nbsp;du&nbsp;<em><u>Programme des Nations unies pour l’environnement</u></em>&nbsp;est sans équivoque : la poursuite des politiques actuelles mène à un réchauffement compris entre 2,5 et 2,9 °C à l’horizon 2100. À ce rythme, le franchissement durable du seuil de 1,5 °C en moyenne pluriannuelle interviendra avant 2035. L’Accord de Paris n’est pas caduc ; il est en état de mort clinique statistique.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>JCPOA : l’architecture de vérification réduite à une fiction</strong></p><p>Le&nbsp;<em><u>Plan d’action global conjoint</u></em>, signé en juillet 2015 entre l’Iran et le groupe P5+1, imposait à Téhéran deux limitations précises : un stock d’uranium enrichi ne dépassant pas 300 kg en équivalent hexafluorure, et un taux d’enrichissement maximal de 3,67 %.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171744.png" alt="" class="wp-image-2905"/></figure><p><strong><em><u>Indicateur</u></em></strong>&nbsp;: kilogrammes /Plafond JCPOA : ≤ 300 kg /&nbsp;<strong><em><u>Source</u></em></strong>&nbsp;: rapports trimestriels de l’AIEA</p><p>Ces paramètres garantissaient, selon les calculs de l’époque, un breakout time, le délai nécessaire pour accumuler assez de matière fissile en vue d’une arme, supérieur à douze mois.</p><p>Le retrait américain de 2018 a progressivement vidé cette architecture de sa substance. Les rapports trimestriels de l’<em><u>Agence internationale de l’énergie&nbsp;</u></em>atomique documentent la dérive. En 2021, le stock iranien atteignait déjà 3 240 kg, avec un enrichissement à 60 %. En novembre 2024, il s’établit à 6 600 kg, soit vingt-deux fois le plafond conventionnel, avec une production régulière à 60 % et la détection ponctuelle de traces à 83,7 %, niveau quasi militaire.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171753.png" alt="" class="wp-image-2906"/></figure><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171804.png" alt="" class="wp-image-2907"/></figure><p><strong>Niveau maximal d’enrichissement d’uranium observé en Iran</strong>&nbsp;/&nbsp;<strong><em><u>Indicateur</u></em>&nbsp;</strong>: pourcentage d’U-235 /&nbsp;<strong><em><u>Plafond</u></em></strong>&nbsp;JCPOA : 3,67 /&nbsp;<strong><em><u>Source</u></em></strong>&nbsp;: AIEA</p><p>La projection pour 2026, fondée sur la tendance actuelle et l’absence de cadre négocié, donne un stock supérieur à 10 000 kg, potentiellement enrichi à 90 %.</p><p>Ce qui a été perdu dépasse la seule comptabilité des centrifugeuses. L’effondrement du&nbsp;<strong>JCPOA</strong>&nbsp;signe la faillite d’un modèle de vérification intrusive qui avait précisément été conçu pour rassurer sans recourir à la force. Le breakout time, naguère mesuré en mois, se compte désormais en jours. Les conditions d’une frappe préventive israélienne ou d’une nucléarisation rampante de la région ne relèvent plus de la spéculation mais du risque probabilisé à court terme.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>CETA : le commerce, dernier refuge du réalisme contractuel</strong></p><p>L’<strong>Accord économique et commercial global</strong>&nbsp;entre l’<strong>Union européenne et le Canada</strong>, appliqué provisoirement depuis septembre 2017, poursuivait un objectif quantifiable : supprimer les droits de douane sur 98 % des produits échangés et, selon les modèles de la Commission européenne, accroître le commerce bilatéral de 23 à 25 % à long terme.</p><p>Les flux, mesurés par Eurostat, confirment la prédiction, sans la dépasser. Le total des échanges de biens est passé de 64,3 milliards d’euros en 2016 à environ 81 milliards en 2024, soit une hausse de 26 %. Les projections pour 2026, établies par extrapolation linéaire modérée en tenant compte du ralentissement économique transatlantique, anticipent un volume proche de 84 milliards d’euros. La progression est modeste mais constante, de l’ordre de 2 à 3 % par an.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171815.png" alt="" class="wp-image-2908"/></figure><p><strong><em><u>Indicateur</u></em></strong>&nbsp;: milliards d’euros /&nbsp;<strong><em><u>Source</u></em></strong>&nbsp;: Eurostat / Base 2016 (pré-CETA) = 64,3 Md£ /&nbsp;<strong><em><u>Objectif long terme</u></em></strong>&nbsp;: +23% à + 25%</p><p>La singularité du&nbsp;<strong>CETA</strong>&nbsp;tient à ce qu’il opère dans un champ, la libéralisation tarifaire, où les États restent maîtres de leur mise en œuvre et où les bénéfices sont immédiatement appropriables par les acteurs privés. Cet accord, peu spectaculaire et largement critiqué par la société civile lors de sa négociation, est le seul de notre échantillon dont les résultats observés sont conformes aux anticipations initiales. Il rappelle, en creux, que les engagements internationaux ne tiennent que lorsque leur exécution ne dépend pas d’une transformation des structures économiques domestiques ou d’un renoncement à des intérêts de puissance.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>ODD : la faim et la pauvreté, angles morts d’un agenda universel</strong></p><p>Adoptés en septembre 2015 dans l’enthousiasme de l’Assemblée générale des Nations unies, les dix-sept Objectifs de développement durable fixaient à 2030 l’éradication de la pauvreté extrême et de la faim. L’indicateur de pauvreté retenu, vivre avec moins de 2,15 dollars par jour en parité de pouvoir d’achat, devait passer de 10 % de la population mondiale en 2015 à moins de 3 %. La sous-alimentation, qui touchait 615 millions de personnes l’année de l’adoption, devait, elle, disparaître.</p><p>La Banque mondiale et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture livrent un état des lieux sans complaisance. En 2024, le taux de pauvreté extrême s’établit aux alentours de 7,3 % ; il pourrait descendre à 6,9 % en 2026.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171826.png" alt="" class="wp-image-2909"/></figure><p><strong><em><u>Indicateur</u></em></strong>&nbsp;: pourcentage de la population /&nbsp;<strong><em><u>Cible ODD 2030</u></em></strong>&nbsp;: ≤3% /&nbsp;<strong><em><u>Source</u></em></strong>&nbsp;: Banque mondiale</p><p>À ce rythme de 0,2 point par an, la cible de 3 % ne serait pas atteinte avant 2045. Dans le même temps, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté, passant de 615 millions en 2015 à environ 735 millions en 2024. Les conflits, les chocs climatiques et les rémanences inflationnistes de la pandémie poussent la projection au-delà de 765 millions en 2026, avec un risque de franchissement des 800 millions avant la fin de la décennie.</p><figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-23-171839.png" alt="" class="wp-image-2910"/></figure><p><strong><em><u>Indicateur&nbsp;</u></em></strong>: millions de personnes /&nbsp;<strong><em><u>Cible ODD 2030</u></em></strong>&nbsp;: ≈ 0 (élimination de la faim) /&nbsp;<strong><em><u>Source</u></em></strong>&nbsp;: FAO, ONU</p><p>Cette inversion de tendance sur la faim constitue sans doute l’échec le plus accablant du cycle multilatéral ouvert en 2015. Elle révèle que les ODD, conçus comme un tableau de bord universel du progrès humain, se sont mués en catalogue de renoncements. Les cibles santé et éducation progressent encore, mais partout ailleurs, la pente est défavorable.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La fin de l’illusion performative</strong></p><p>Le tableau d’ensemble est celui d’une dissociation profonde entre la parole diplomatique et la réalité mesurable. Là où les accords exigeaient une transformation des modes de production et de consommation (climat) ou une redistribution massive des ressources (développement), les cibles ont été manquées. Là où ils touchaient à la sécurité internationale (JCPOA), leur sort a dépendu de la volatilité stratégique d’une seule grande puissance. Là où ils se limitaient à abaisser des barrières douanières (CETA), les résultats ont été au rendez-vous.</p><p>Cette asymétrie n’est pas un accident. Elle désigne la nature véritable de nombreux engagements multilatéraux contemporains : des énoncés performatifs dont la fonction première est de signaler une intention politique, non de produire un effet matériel contrôlable. La décennie qui vient exigera, pour restaurer une crédibilité écornée, des mécanismes de suivi contraignants, une transparence radicale sur les écarts, et sans doute une redéfinition plus sobre de ce que la coopération internationale peut réellement accomplir. À défaut, le gap entre la promesse et le fait continuera de se creuser, et avec lui, le scepticisme des opinions publiques envers toute forme d’engagement collectif. </p><p><strong><em>Par : BAKAYOKO Rahim ( Chargé d&#8217;étude et intelligence politique )</em></strong></p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/la-decennie-des-engagements-trahis-ce-que-les-donnees-opposent-aux-traites-de-2015/">LA DECÉNNIE DES ENGAGEMENTS TRAHIS : CE QUE LES DONNÉES OPPOSENT AUX TRAITÉS DE 2015</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>LES 5 VISAGES POLITIQUES DE LA SEMAINE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:47:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque semaine, certaines personnalités façonnent l’actualité, influencent les rapports de force et redessinent les équilibres politiques, bien au-delà de leurs frontières. Cette sélection met en lumière cinq acteurs qui ont marqué la semaine par leurs décisions, leurs initiatives ou les dynamiques institutionnelles auxquelles ils sont associés. De Washington à Abidjan, de Dakar à Kyiv, ces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Chaque semaine, certaines personnalités façonnent l’actualité, influencent les rapports de force et redessinent les équilibres politiques, bien au-delà de leurs frontières.</em></strong></p><p><strong><em>Cette sélection met en lumière cinq acteurs qui ont marqué la semaine par leurs décisions, leurs initiatives ou les dynamiques institutionnelles auxquelles ils sont associés. De Washington à Abidjan, de Dakar à Kyiv, ces visages illustrent les mutations d’un environnement politique en constante évolution.</em></strong></p><p><strong><em>Au programme cette semaine :<br>Donald Trump<br>Ahoua Don Mello<br>Volodymyr Zelenskyy<br>Ousmane Sonko<br>Bassirou Diomaye Faye</em></strong></p><p><strong><em>Parce qu’en politique, comprendre les acteurs est souvent la première étape pour comprendre les événements.</em></strong></p><p><strong><em>ADN Politics – Décoder l’ADN du pouvoir.</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/5-FACE-13-JUILLET-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7763"/></figure><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>1- Donald Trump</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-7764" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-1024x683.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-300x200.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-768x512.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-1536x1024.webp 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-330x220.webp 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-420x280.webp 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-615x410.webp 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-860x573.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048-760x507.webp 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/2048.webp 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Donald Trump a de nouveau occupé le centre de la scène diplomatique en multipliant les initiatives autour du conflit russo-ukrainien. Ses échanges avec Volodymyr Zelenskyy et ses déclarations sur les perspectives d’une issue au conflit confirment que la politique étrangère américaine demeure fortement influencée par son approche, où négociation, rapport de force et pression diplomatique se combinent.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>La posture de Washington reste déterminante dans l’évolution de la guerre en Ukraine et, plus largement, dans les équilibres de sécurité en Europe. Les prises de position de Donald Trump sont suivies avec attention par les alliés comme par les adversaires des États-Unis.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Ses orientations pourraient influencer le rythme des négociations, la poursuite de l’aide occidentale à l’Ukraine et la reconfiguration des rapports de force entre les grandes puissances.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>2- Ahoua Don Mello</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="504" height="608" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/images.png" alt="" class="wp-image-7765" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/images.png 504w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/images-249x300.png 249w" sizes="auto, (max-width: 504px) 100vw, 504px" /></figure><p>Ahoua Don Mello a officiellement lancé la création de sa propre formation politique, marquant une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique ivoirien à quelques mois des prochaines échéances électorales. Cette initiative traduit sa volonté d’incarner une offre politique autonome et de structurer un nouveau courant autour de ses convictions.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>La naissance d’un nouveau parti porté par une personnalité expérimentée peut redistribuer les équilibres au sein de l’opposition et attirer une partie de l’électorat en quête d’une alternative.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Cette décision pourrait accélérer les recompositions politiques, influencer les stratégies d’alliance et modifier les rapports de force en vue des prochaines élections.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>3- Volodymyr Zelenskyy</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="1000" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/68ff7236f756e7c853f859a9c04b6e20_1691133453_wysiwyg.jpeg" alt="" class="wp-image-7766" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/68ff7236f756e7c853f859a9c04b6e20_1691133453_wysiwyg.jpeg 800w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/68ff7236f756e7c853f859a9c04b6e20_1691133453_wysiwyg-240x300.jpeg 240w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/68ff7236f756e7c853f859a9c04b6e20_1691133453_wysiwyg-768x960.jpeg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/68ff7236f756e7c853f859a9c04b6e20_1691133453_wysiwyg-760x950.jpeg 760w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure><p>Face à la poursuite de la guerre, Volodymyr Zelenskyy a poursuivi son offensive diplomatique afin de consolider le soutien de ses partenaires internationaux. Entre plaidoyer pour un renforcement de la défense aérienne et échanges avec les principaux dirigeants occidentaux, le président ukrainien reste au cœur de l’agenda géopolitique mondial.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Le conflit en Ukraine continue d’influencer la sécurité européenne, les marchés énergétiques et les relations entre les grandes puissances.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Les engagements obtenus cette semaine pourraient renforcer les capacités de défense ukrainiennes tout en maintenant la pression diplomatique sur Moscou.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>4- Ousmane Sonko</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-1024x682.webp" alt="" class="wp-image-7767" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-1024x682.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-300x200.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-768x512.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-330x220.webp 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-420x280.webp 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-615x410.webp 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-860x573.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511-760x506.webp 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/vis_0607202613053511.webp 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>À la suite de la décision du Conseil constitutionnel sur la réforme constitutionnelle portée par la majorité parlementaire, Ousmane Sonko a publiquement pris acte de la décision de la haute juridiction. En affirmant son respect de l’autorité du juge constitutionnel, il a privilégié une posture institutionnelle malgré un revers politique.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Cette séquence illustre le fonctionnement des contre-pouvoirs au Sénégal et rappelle que les réformes institutionnelles demeurent soumises au contrôle de constitutionnalité, y compris lorsqu’elles sont soutenues par une majorité parlementaire.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Cette décision pourrait conduire la majorité à revoir sa stratégie de réforme tout en consolidant la place du Conseil constitutionnel comme arbitre des équilibres institutionnels.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>5- Bassirou Diomaye Faye</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="526" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/651287374_1488070206009753_6383255201001199823_n.jpg" alt="" class="wp-image-7768" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/651287374_1488070206009753_6383255201001199823_n.jpg 526w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/651287374_1488070206009753_6383255201001199823_n-300x300.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/651287374_1488070206009753_6383255201001199823_n-150x150.jpg 150w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/651287374_1488070206009753_6383255201001199823_n-400x400.jpg 400w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/651287374_1488070206009753_6383255201001199823_n-110x110.jpg 110w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></figure><p>Le président Bassirou Diomaye Faye s’est retrouvé au cœur de cette séquence institutionnelle, la décision du Conseil constitutionnel intervenant sur une réforme majeure portée par la majorité issue de son camp politique. Cette décision rappelle que l’exercice du pouvoir s’inscrit dans un cadre juridique dont les institutions demeurent les garantes.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Le respect des décisions du Conseil constitutionnel contribue à préserver la crédibilité des institutions sénégalaises et à renforcer l’État de droit dans un contexte de profondes réformes.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>La suite de cette séquence sera déterminante pour la capacité du pouvoir à poursuivre son agenda de réformes tout en maintenant un équilibre entre ambition politique et respect des exigences constitutionnelles.</p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-11/">LES 5 VISAGES POLITIQUES DE LA SEMAINE</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>LA COUPE DU MONDE DANS L’ASSIETTE DE LA POLITIQUE TRUMP : LE MONDIAL 2026 OU L’INSTRUMENTALISATION DU BALLON ROND</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 17:26:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Échos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, ne sera pas seulement une compétition sportive. Elle est en train de devenir l’un des plus puissants leviers de coercition diplomatique de l’ère Trump. Derrière la rhétorique de la célébration universelle, Washington impose une réalité brutale : l’accès au sol américain [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La <strong>Coupe du Monde 2026</strong>, co-organisée par les <strong>États-Unis</strong>, le <strong>Canada</strong> et le <strong>Mexique</strong>, ne sera pas seulement une compétition sportive. Elle est en train de devenir l’un des plus puissants leviers de coercition diplomatique de l’ère <strong>Trump</strong>. Derrière la rhétorique de la célébration universelle, Washington impose une réalité brutale : l’accès au sol américain est désormais une arme géopolitique, et le football mondial, pris en otage par ses propres compromissions historiques, n’a d’autre choix que de s’y soumettre.</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7749" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-1024x1024.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-300x300.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-150x150.jpg 150w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-768x768.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-1536x1536.jpg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-2048x2048.jpg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-860x860.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-400x400.jpg 400w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-600x600.jpg 600w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-760x760.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/COUPE-110x110.jpg 110w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Pourquoi Infantino se tait : La géopolitique du chantage</strong></p><p>Pour comprendre pourquoi <strong>Gianni Infantino</strong> agit avec ce qu’on pourrait qualifiez très justement de servilité léche-botte envers <strong>DONALD TRUMP</strong>, il faut revenir à la salle de crise du Baur au Lac en 2015. L’attitude du président de la <strong>FIFA</strong> n’est pas un trait de caractère anodin ; c’est la posture de survie d’une institution qui a frôlé la mise sous tutelle judiciaire américaine.</p><p>Rappelons les faits structurels. En décembre 2010, la FIFA attribue le Mondial 2018 à la <strong>Russie</strong> et celui de 2022 au <strong>Qatar</strong>. Les <strong>États-Unis</strong>, candidats pour 2022, subissent un camouflet diplomatique. La vengeance américaine ne se fait pas par voie diplomatique, mais par le bras armé de la justice. En 2015, le FBI débarque à Zurich pour arrêter les cadres latino-américains sous le coup du Foreign Corrupt Practices Act.</p><p>Mais l’ambition de Washington allait bien au-delà de la simple lutte anticorruption. L’administration américaine, par le biais de l’attorney général de l’époque, a explicitement menacé de retirer à la FIFA son statut d’association, proposant de la remplacer par une entité privée cotée en bourse, pilotée depuis les États-Unis. La survie de la FIFA en tant qu’entité souveraine du sport mondial était en jeu. C’est ici que se scelle le pacte faustien. Pour protéger l’institution et sa propre tête, <strong>Infantino</strong>, arrivé sur les décombres de l’ère Blatter, comprend qu’il doit offrir un trophée à l’Oncle Sam. L’attribution de la Coupe du Monde 2026 à la candidature nord-américaine (contre le Maroc, pourtant jugé plus « romantique ») est le pot-de-vin diplomatique qui achète la paix juridique. Infantino ne craint pas seulement un nouveau raid du FBI ; il a besoin que le <em><u>Département de la Justice</u></em> américain valide tacitement chaque grande décision de la fédération pour éviter la résurgence de poursuites extraterritoriales.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le Visa comme arme de souveraineté : Téhéran et les nuits mexicaines</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7750" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-1024x683.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-300x200.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-768x512.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-330x220.jpg 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-420x280.jpg 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-615x410.jpg 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-860x573.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026-760x507.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/caution-visa-etats-unis-coupe-du-monde-2026.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Le cas le plus emblématique de cette dérive est celui de l’Iran. Dans le cadre des préparatifs et des rencontres internationales, la non-délivrance systématique de visas aux supporters iraniens, mais aussi, fait plus troublant, les obstacles administratifs visant la délégation officielle, sont devenus la norme.</p><p>Durant les éliminatoires ou les compétitions précédentes, les ressortissants iraniens se sont vus confrontés à un taux de refus consécutif aux décrets migratoires (le Muslim Ban revisité) avoisinant les <strong>80%</strong> pour toute demande liée au tourisme sportif. La situation a conduit à cette anomalie géopolitique : les joueurs de la <em><u>Team Melli</u></em>, pour contourner l’hostilité administrative américaine tout en restant dans le fuseau horaire, ont logé et se sont entraînés sur le sol mexicain, ne franchissant la frontière que quelques heures avant les matchs, dans un statut d’extraterritorialité sportive subie.</p><p>Pour les pays africains, le tableau n’est guère plus reluisant. Les données consulaires montrent que le taux de refus de visa B1/B2 pour les supporters du <strong>Sénégal</strong>, du <strong>Maroc</strong> ou du <strong>Cameroun</strong> dépasse régulièrement les <strong>55 à 60 %</strong>. L’argument avancé par l’administration est celui du « <em>risque migratoire</em> » : le spectre d’un supporter qui ne repartirait pas justifie une présomption de culpabilité généralisée.</p><p>Cette stratégie transforme le Mondial en une compétition à deux vitesses. Les sélections européennes, bénéficiant du programme d’exemption de visa (ESTA), évoluent sans entraves, tandis que les nations du Sud global sont amputées de leur douzième homme. C’est la négation même de l’équité sportive par la douane.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La « Pause Fraîcheur » : La victoire culturelle et commerciale</strong></p><p>La preuve ultime de cette emprise américaine se niche dans le protocole même du jeu. La fameuse « <em><u>pause fraîcheur</u></em> », qui fractionne le temps réglementaire, n’est pas une simple mesure sanitaire. C’est la réponse structurelle à une demande vieille de <strong><u>trente (30) ans</u></strong> des diffuseurs et annonceurs américains (Fox Sports en tête), incapables de concevoir un spectacle sportif sans fenêtres publicitaires télévisées.</p><p>En acceptant d’altérer la fluidité sacrée d’une mi-temps de football pour y introduire ces césures marchandes, Infantino a modifié l’ADN du jeu pour l’aligner sur le format du Super Bowl ou de la NBA. C’est la reddition du football mondial face à l’économie de l’attention à l’américaine. <strong>Infantino</strong> l’aura permis, parce que c’est le prix à payer pour que la <strong>Maison Blanche</strong> continue de le traiter comme un partenaire, et non comme un justiciable.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Vers un positionnement géopolitique renforcé ou simple caprice frontalier ?</strong></p><p>L’attitude américaine dans ce Mondial 2026 n’est pas un caprice. Elle est le prolongement logique d’une doctrine néo-impériale où le sport est un sous-secteur de la sécurité nationale. En verrouillant les visas, <strong>TRUMP</strong> envoie un message clair au monde : l’organisation d’un événement global sur votre sol ne vous oblige pas à l’ouverture ; elle vous donne le droit de sélectionner vos invités selon des critères politiques.</p><p>Pour les partenaires occidentaux, c’est un dilemme. La FIFA, sous la tutelle tacite des États-Unis, a sacrifié l’universalisme sur l’autel du business et de la survie juridique. <strong>Gianni Infantino</strong> n’est pas seulement un dirigeant qui aime les hommes forts ; il est le gestionnaire d’une reddition. Il a troqué les ennuis judiciaires contre un alignement géopolitique total. Et pendant que <strong>TRUMP</strong> savoure l’offrande de la Coupe du Monde, les supporters d’Afrique et du Moyen-Orient regardent le match depuis un no man’s land frontalier, spectateurs d’un sport qui prône l’inclusion tout en étant gouverné par l’exclusion.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le crépuscule de l’universalisme sportif</strong></p><p>Si 2026 marque le point culminant de l’instrumentalisation du football par la puissance américaine, il en annonce également les conséquences systémiques à long terme. La soumission de la FIFA à l’axe Washington-Trump n’est pas un accident de parcours : elle est en train de redessiner la carte de la gouvernance sportive mondiale pour les vingt prochaines années. Quatre trajectoires se dessinent, toutes lourdes de ruptures :</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La fin du mythe de l’État-hôte neutre</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-1024x682.webp" alt="" class="wp-image-7751" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-1024x682.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-300x200.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-768x512.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-330x220.webp 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-420x280.webp 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-615x410.webp 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-860x573.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942-760x506.webp 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/24573942.webp 1400w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>La Coupe du Monde ne pourra plus jamais être perçue comme un territoire international temporaire, régi par les seules lois de la FIFA. La jurisprudence Trump crée un précédent : celui du pays hôte qui exerce un droit de regard souverain et discriminatoire sur les participants et les spectateurs. Les prochaines nations candidates, qu’il s’agisse du trio <strong>Espagne-Portugal-Maroc</strong> pour 2030 ou de l’<strong>Arabie saoudite pour 2034</strong>, observent attentivement.</p><p>Riyad, en particulier, a déjà intégré la leçon. Le royaume wahhabite, qui entretient des relations étroites avec l’administration américaine sortante et possède son propre carnet de restrictions d’entrée, pourrait très bien répliquer le modèle : visa conditionné à des critères politiques, surveillance numérique des supporters, exclusion de certains ressortissants sous prétexte de sécurité. L’exception américaine se mue en norme autoritaire globale. La FIFA, qui a validé ces pratiques par son silence en 2026, aura perdu toute légitimité pour les contester en 2034.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>L’émergence d’un “Sud global du football”</strong></p><p>Face à l’humiliation des refus de visas, un bloc de nations non-alignées est en gestation. Les fédérations africaines et asiatiques, qui représentent numériquement la majorité des voix à la FIFA mais demeurent marginalisées dans les faits, commencent à poser la question interdite : <strong>pourquoi ne pas organiser une compétition alternative ?</strong></p><p>Certes, l’hypothèse d’une «&nbsp;<em><u>Super Ligue des Nations du Sud</u></em>&nbsp;» reste aujourd’hui chimérique du point de vue des droits télévisés. Mais les indicateurs de soft power évoluent. La <strong>Chine</strong>, par le biais des <em><u>Nouvelles Routes de la Soie</u></em>, investit massivement dans les stades en Afrique (Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal). La <strong>Turquie</strong> et le <strong>Qatar</strong> se positionnent en médiateurs alternatifs. Si le verrou des visas américains se resserre encore, ces puissances pourraient proposer un circuit parallèle de tournois mondiaux, plus ouvert car dégagé de la contrainte territoriale occidentale. Le risque pour la FIFA est existentiel : celui d’une balkanisation du football mondial, où son propre Mondial deviendrait un simple championnat du “Nord élargi”.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le basculement générationnel de la gouvernance FIFA</strong></p><p><strong>GIANNI INFANTINO</strong> ne pourra pas présider éternellement. Le pacte scellé avec la justice américaine a une date de péremption : celle de son départ. Ses successeurs potentiels, qu’ils viennent d’Europe ou d’Asie, devront s’émanciper du protectorat juridique américain. La perspective de voir un président de la FIFA issu d’un pays non-occidental, et donc moins sensible aux injonctions de Washington, modifierait radicalement l’équation.</p><p>La réforme des statuts de la fédération internationale devra inclure une «&nbsp;<em><u>clause d’immunité sportive</u></em>&nbsp;» contraignante pour les États hôtes : aucun pays ne pourrait obtenir l’organisation d’une Coupe du Monde s’il ne garantit pas, par traité international, la libre circulation de tous les supporters accrédités. C’est le seul moyen de sortir du chantage. À défaut, la FIFA restera ce qu’elle est devenue en 2026 : une filiale de la diplomatie américaine délocalisée à Zurich.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le marché télévisuel comme moteur de la mutation du jeu</strong></p><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="663" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg.webp" alt="" class="wp-image-7752" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg.webp 1000w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg-300x199.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg-768x509.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg-330x220.webp 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg-860x570.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/07/1781832250595_img-0733-6288-2729-jpg-760x504.webp 760w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure><p>La pause publicitaire instaurée en 2026 n’est qu’un avant-goût. Les diffuseurs américains ont déjà en tête l’étape suivante : le «&nbsp;temps mort&nbsp;» obligatoire par mi-temps, justifié par la consultation de l’arbitrage vidéo. Sous couvert d’équité technologique, c’est une fenêtre de quatre-vingt-dix (90) secondes qui s’ouvrira, idéale pour les annonceurs de soda et de cryptomonnaies.</p><p>À <strong>l’horizon 2030</strong>, le format même de la compétition pourrait évoluer vers un modèle de “<em><u>show sportif</u></em>” importé du Super Bowl : introduction de quarts-temps au lieu de mi-temps, spectacles de mi-parcours, micros ouverts sur les célébrations. Ces transformations ne sont pas des fantasmes. Elles sont contenues dans les contrats d’exclusivité signés entre la FIFA et les investisseurs nord-américains. Le football européen, arc-bouté sur son modèle associatif et culturel, se retrouvera en résistance. Et c’est peut-être de ce conflit entre l’Europe du football et l’Amérique du divertissement que surgira la véritable géopolitique sportive de la prochaine décennie.</p><p>La Coupe du Monde 2026 ne sera pas seulement celle des vexations consulaires pour l’Iran ou l’Afrique subsaharienne. Elle sera le lieu de naissance d’un nouvel ordre footballistique, où la raison d’État et la raison commerciale se disputent un corps sportif mondialisé, déjà bien affaibli. La question n’est plus de savoir si la FIFA survivra à l’ère Trump. Elle est de savoir si le football, en tant que bien commun universel, peut survivre à la FIFA.</p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/la-coupe-du-monde-dans-lassiette-de-la-politique-trump-le-mondial-2026-ou-linstrumentalisation-du-ballon-rond/">LA COUPE DU MONDE DANS L’ASSIETTE DE LA POLITIQUE TRUMP : LE MONDIAL 2026 OU L’INSTRUMENTALISATION DU BALLON ROND</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>LES 5 VISAGES POLITIQUES DE LA SEMAINE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 10:39:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine aura été marquée par deux dynamiques majeures : d’un côté, l’affirmation d’une diplomatie économique africaine autour du cacao portée par Alassane Ouattara et John Dramani Mahama ; de l’autre, les recompositions géopolitiques autour du Moyen-Orient et de la sécurité internationale avec Benjamin Netanyahu, Masoud Pezeshkian et Mark Rutte. Ensemble, ces cinq personnalités ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Cette semaine aura été marquée par deux dynamiques majeures : d’un côté, l’affirmation d’une diplomatie économique africaine autour du cacao portée par Alassane Ouattara et John Dramani Mahama ; de l’autre, les recompositions géopolitiques autour du Moyen-Orient et de la sécurité internationale avec Benjamin Netanyahu, Masoud Pezeshkian et Mark Rutte. Ensemble, ces cinq personnalités ont influencé des dossiers dont les conséquences dépasseront largement leurs frontières nationales.</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7736" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-1024x1024.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-300x300.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-150x150.jpg 150w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-768x768.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-1536x1536.jpg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-2048x2048.jpg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-860x860.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-400x400.jpg 400w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-600x600.jpg 600w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-760x760.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/5-Face-copie-110x110.jpg 110w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>1- Alassane Ouattara</strong></p><p>Le chef de l’État ivoirien a accueilli à Abidjan son homologue ghanéen dans le cadre du sommet de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de défendre les intérêts des producteurs africains et de renforcer la transformation locale du cacao, dont leurs pays assurent près de 60 % de la production mondiale.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire et le Ghana cherchent à peser davantage sur la fixation des prix mondiaux du cacao. Cette stratégie vise à rompre avec un modèle où les principaux bénéfices sont captés par les acteurs de la transformation et de la commercialisation situés hors du continent.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Au-delà du cacao, cette initiative illustre une nouvelle forme de coopération économique africaine fondée sur la valorisation des matières premières. Si elle aboutit, elle pourrait devenir un modèle pour d’autres filières stratégiques du continent.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>2- John Dramani Mahama</strong></p><p>En effectuant son déplacement à Abidjan, le président ghanéen a placé la coopération économique avec la Côte d’Ivoire au cœur de son agenda diplomatique. Son engagement en faveur de l’Initiative Cacao traduit une volonté commune de renforcer le poids des producteurs africains dans la chaîne de valeur mondiale.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Le Ghana et la Côte d’Ivoire sont confrontés aux mêmes défis : volatilité des prix, pression climatique, contrebande et faible transformation locale. Une réponse coordonnée accroît leur capacité de négociation face aux grands acheteurs internationaux.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Le rapprochement entre Accra et Abidjan consolide un axe économique majeur en Afrique de l’Ouest et pourrait contribuer à une meilleure rémunération des producteurs ainsi qu’à la création d’emplois industriels dans la sous-région.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>3- Benjamin Netanyahu</strong></p><p>Benjamin Netanyahu demeure au centre des débats internationaux après les développements liés aux tensions entre Israël et l’Iran. Alors que plusieurs initiatives diplomatiques tentent de stabiliser la région, le dirigeant israélien doit arbitrer entre impératifs sécuritaires, pression politique interne et relations avec ses principaux partenaires internationaux.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Les décisions prises par Israël influencent directement l’équilibre du Moyen-Orient. Toute évolution de la posture israélienne a des répercussions sur la sécurité régionale, les marchés énergétiques et les relations entre grandes puissances.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Cette séquence pourrait redessiner les rapports de force dans la région et déterminer la trajectoire des futures négociations de sécurité au Moyen-Orient.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>4- Mark Rutte</strong></p><p>Le secrétaire général de l’OTAN multiplie les consultations à l’approche du sommet d’Ankara. Il plaide pour une augmentation des capacités de défense, une meilleure coordination entre alliés et un renforcement de l’industrie militaire occidentale.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>Dans un contexte international marqué par les crises régionales et la montée des rivalités stratégiques, l’OTAN demeure l’une des organisations les plus influentes au monde en matière de sécurité collective.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Les orientations défendues par Mark Rutte pèseront sur les politiques de défense européennes, les budgets militaires et les équilibres géopolitiques des prochaines années.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>5- Masoud Pezeshkian</strong></p><p>Le président iranien apparaît comme l’un des acteurs clés de la nouvelle séquence diplomatique entre Téhéran et Washington. Après plusieurs semaines de discussions, il a salué les avancées enregistrées dans le cadre d’un accord présenté comme une étape importante vers l’apaisement régional.</p><p><strong>Pourquoi c’est important</strong></p><p>L’Iran occupe une position centrale dans les équilibres du Moyen-Orient. Ses relations avec les États-Unis, les monarchies du Golfe et Israël influencent directement la stabilité régionale et les marchés mondiaux de l’énergie.</p><p><strong>Impact</strong></p><p>Si la dynamique diplomatique actuelle se confirme, elle pourrait ouvrir une période de désescalade bénéfique pour la région et pour l’économie mondiale. À l’inverse, un échec des discussions raviverait les tensions géopolitiques.</p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-10/">LES 5 VISAGES POLITIQUES DE LA SEMAINE</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>GUERRE FROIDE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DÉCLARÉE : L’AFRIQUE ET LA FRANCOPHONIE FACE AU RISQUE D’UNE NOUVELLE COLONISATION NUMÉRIQUE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 14:43:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Échos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle n’est plus une abstraction diplomatique. Derrière les sommets et les codes de conduite, une compétition brutale pour la souveraineté technologique est engagée. Les langues, les données et les semi-conducteurs y pèsent aussi lourd que les ressources énergétiques. Dans ce champ de forces, l’Afrique et l’espace francophone risquent de rester [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle n’est plus une abstraction diplomatique. Derrière les sommets et les codes de conduite, une compétition brutale pour la souveraineté technologique est engagée. Les langues, les données et les semi-conducteurs y pèsent aussi lourd que les ressources énergétiques. Dans ce champ de forces, l’Afrique et l’espace francophone risquent de rester des consommateurs sans voix ; à moins de transformer les discours en infrastructures.</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-1024x576.png" alt="" class="wp-image-7726" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-1024x576.png 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-300x169.png 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-768x432.png 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-1536x864.png 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-860x484.png 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9-760x428.png 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/9.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Une concentration inédite des ressources</strong></p><p>Les données objectives dessinent une asymétrie structurelle. Selon le <strong>AI Index Report 2024</strong> de l’Université Stanford, les investissements privés mondiaux en IA ont atteint <strong>189,2 milliards de dollars</strong> en 2023. Les États-Unis en concentrent <strong>67,2 milliards (35,5 %)</strong>, tandis que la Chine, en net recul par rapport à 2022, ne représente plus que <strong>7,8 milliards</strong>. Le continent africain, dans son ensemble, pèse moins de <strong>0,5 %</strong> de ces flux, une part si marginale qu’elle ne figure pas dans les principaux agrégats du rapport. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques recense plus de 70 stratégies nationales d’IA dans le monde. Sur le continent, le République de Maurice a ouvert la voie en 2018, suivi par l’Égypte, le Kenya, le Rwanda, le Ghana, le Sénégal et l’Afrique du Sud. L’Union africaine travaille à une stratégie continentale, mais les capacités de mise en œuvre restent très inégales.</p><p>La chaîne des semi-conducteurs avancés, indispensables à l’entraînement des modèles les plus performants, illustre cette concentration. L’entreprise taïwanaise Taiwan Semiconductor Manufacturing Company fabrique environ <strong>90 %</strong> des puces de pointe. Le <strong>CHIPS and Science Act américain</strong> a, en août 2022, mobilisé <strong>52,7 milliards de dollars </strong>de subventions pour tenter de relocaliser une partie de cette production. Aucune capacité de fabrication de semi-conducteurs avancés n’existe en Afrique.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>L’AI Act européen et l’« effet Bruxelles »</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="701" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-1024x701.jpg" alt="" class="wp-image-7727" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-1024x701.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-300x205.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-768x526.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-1536x1052.jpg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-2048x1403.jpg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-860x589.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/06/Banderas_europeas_en_la_Comision_Europea-760x520.jpg 760w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Adopté le <strong>21 mai 2024 </strong>par le Conseil de l’UE et publié au Journal officiel le <strong>12 juillet 2024</strong>, le règlement européen sur l’intelligence artificielle constitue le premier cadre juridique contraignant pour un marché de <strong>450 millions de consommateurs</strong>. Son application est graduelle : les interdictions de certaines pratiques entrent en vigueur en février 2025, les obligations pour les systèmes à haut risque en août 2026. Un Bureau de l’IA a été créé au sein de la Commission le <strong>29 mai 2024 </strong>pour en superviser la mise en œuvre.</p><p>L’« effet Bruxelles »&nbsp;: cette capacité de l’UE à influencer les normes mondiales par la taille de son marché, déjà documentée avec le Règlement Général sur la Protection des Données est à l’œuvre. Les États-Unis, avec l’Executive Order du 30 octobre 2023, et la Chine, avec ses réglementations sectorielles (algorithmes de recommandation en 2022, IA générative en 2023), proposent des modèles alternatifs. Mais pour de nombreux acteurs internationaux, anticiper la conformité à l’AI Act devient une nécessité commerciale. Ce cadre pourrait devenir un standard de fait, au risque d’exclure les pays du Sud qui n’auraient pas les moyens techniques et juridiques de s’y aligner.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le problème documenté des langues africaines</strong></p><p>La sous-représentation des langues du continent dans les systèmes d’IA est un fait scientifique établi. Le collectif panafricain <strong>Masakhane</strong>, fondé en 2019, a démontré, dans une étude publiée en 2020 par <strong>Transactions of the Association for Computational Linguistics</strong>, l’absence massive des langues africaines des corpus d’entraînement. Des chercheurs comme <strong>Vukosi Marivate</strong> (Université de Pretoria, cofondateur de Masakhane) ou David Ifeoluwa Adelani (McGill University) ont produit une base documentaire solide qui montre que les modèles multilingues les plus diffusés échouent sur des tâches de base dans des langues comme le wolof, le bambara ou le lingala.</p><p>Le français, quatrième langue d’internet, voit sa part dans les données d’entraînement des grands modèles de langage stagner entre <strong>2 et 4 %</strong>. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) alertait dès 2022 sur l’enjeu de « découvrabilité » des contenus francophones en ligne. En mars 2024, la Conférence ministérielle de la Francophonie sur le numérique, tenue à Québec, a abouti à une déclaration promouvant « <em>une intelligence artificielle éthique, inclusive et respectueuse de la diversité linguistique et culturelle</em> ». Les engagements financiers annoncés restent néanmoins sans commune mesure avec les investissements des géants du secteur : la même année, Microsoft annonçait <strong>3,2 milliards d’euros</strong> pour l’IA en Allemagne et 4 milliards en France.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Initiatives concrètes mais sous-financées</strong></p><p>Plusieurs projets tentent de combler le fossé. Le modèle <strong>AfriBERTa</strong> (2021), entraîné sur 11 langues africaines par des chercheurs de l’Université de Pretoria et de Google Research Accra, a démontré qu’il était possible d’atteindre des performances honorables avec des corpus modestes. Au Rwanda, un partenariat signé en 2023 avec <strong>OpenAI</strong> explore l’usage de ChatGPT en kinyarwanda. En Côte d’Ivoire, l’Agence de régulation des télécommunications (ARTCI) a engagé des consultations sur la régulation de l’IA, mais le pays ne dispose, en 2025, que d’un centre de données principal (Orange Côte d’Ivoire) et d’aucune infrastructure de calcul haute performance dédiée à l’IA.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La sécurité de l’IA, un club qui exclut le Sud</strong></p><p>Le premier sommet sur la sécurité de l’IA s’est tenu à Bletchley Park (Royaume-Uni) les 1er et 2 novembre 2023, réunissant 28 pays dont les États-Unis et la Chine. La déclaration finale reconnaît le potentiel de « dommages catastrophiques ». Un second sommet, co-organisé avec la Corée du Sud à Séoul les 21 et 22 mai 2024, a élargi la participation à 16 entreprises signataires d’engagements volontaires de sécurité. Un réseau d’instituts de sécurité de l’IA s’est constitué (Royaume-Uni, États-Unis, Japon, Canada, Corée du Sud, Singapour, Union européenne). <strong>Aucun pays africain n’en est membre fondateur ni ne dispose d’un tel institut</strong>. Cette absence est d’autant plus problématique que les pays du Sud sont en première ligne face à la désinformation amplifiée par l’IA générative, comme l’a montré le recours aux deepfakes lors des élections nigérianes de 2023, documenté par le Center for Democracy and Development (CDD) d’Abuja.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le mur infrastructurel</strong></p><p>Le fossé matériel est abyssal. Selon les données compilées par Cloudscene et Statista en 2024, les États-Unis comptent plus de 5 300 centres de données, suivis par le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Chine et le Canada. Aucun pays africain n’apparaît dans le top 20 mondial. L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya concentrent l’essentiel des infrastructures du continent, mais leur nombre cumulé reste inférieur à celui d’un pays européen de taille moyenne. L’absence de puissance de calcul locale contraint à stocker et traiter les données africaines sur des serveurs situés en Europe, en Amérique du Nord ou en Asie, ce qui soulève des questions de souveraineté, de latence et de coût. La Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC) soulignaient en 2023 l’insuffisance criante des investissements dans les infrastructures numériques du continent.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le temps de l’éveil : entre mots et béton</strong></p><p>Le diagnostic est sans appel. L’Afrique et l’espace francophone disposent d’atouts réels&nbsp;: une population jeune, une diversité linguistique qui pourrait devenir un avantage compétitif, des initiatives de recherche prometteuses. Mais ces atouts ne se convertiront en puissance qu’à trois conditions : des investissements massifs dans les infrastructures de calcul, le déploiement de programmes de formation de spécialistes en IA et en science des données, et la constitution de vastes jeux de données publiques en langues locales.</p><p>Or, pour l’heure, le fossé entre les déclarations politiques et les moyens déployés reste abyssal. Le Premier ministre ivoirien, <strong>BEUGRÉ MAMBÉ</strong> affirme vouloir faire de son pays un « <em>leader de l’IA en Afrique</em> », mais la Côte d’Ivoire ne possède qu’un seul centre de données et aucune infrastructure de calcul dédiée à l’IA. Ce décalage est la règle, non l’exception. L’histoire se répète cruellement : du partage de Berlin en 1885 aux grandes négociations climatiques, le continent a trop souvent regardé passer des trains qu’il n’avait pas contribué à construire. La guerre froide de l’IA risque de reproduire ce schéma : un nouveau dépècement des ressources, où les empires technologiques se distribuent marchés et influences, tandis que les pays africains sont priés de consommer des outils et des langues qui ne sont pas les leurs.</p><p>Se cacher derrière des discours sans poids ni suite ne sert à rien. Pour échapper à une nouvelle colonisation numérique, l’Afrique doit se positionner non en mots, mais en béton, en serveurs, en laboratoires et en formations. Cela suppose de décupler les investissements dans la recherche, de construire des data centers souverains, de financer l’annotation de données en langues locales, et de refuser d’être un simple marché sans voix. L’histoire de la régulation de l’IA est en train de s’écrire. Le moment pour les 321 millions de francophones et les centaines de millions d’Africains de se faire entendre est maintenant — à condition de bâtir, et pas seulement de discourir.</p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/guerre-froide-de-lintelligence-artificielle-declaree-lafrique-et-la-francophonie-face-au-risque-dune-nouvelle-colonisation-numerique/">GUERRE FROIDE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DÉCLARÉE : L’AFRIQUE ET LA FRANCOPHONIE FACE AU RISQUE D’UNE NOUVELLE COLONISATION NUMÉRIQUE</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>LA GUERRE DES NORMES : COMMENT L’EUROPE, LA CHINE ET LES ÉTATS-UNIS SE DISPUTENT L’ÂME VERTE DE L’AFRIQUE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 10:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Échos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cette année 2026, une bataille silencieuse mais d’une intensité historique se joue sous le sol africain. Elle ne concerne pas seulement les tonnes de cobalt, de lithium ou de terres rares qui rendront possible la transition énergétique mondiale. Il s’agit d’une guerre des normes, d’un affrontement entre trois visions de la gouvernance globale qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-1024x683.png" alt="" class="wp-image-7692" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-1024x683.png 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-300x200.png 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-768x512.png 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-330x220.png 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-420x280.png 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-615x410.png 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-860x573.png 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique-760x507.png 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Mine-et-cartographie-energetique-numerique.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p><strong><em>En cette année 2026, une bataille silencieuse mais d’une intensité historique se joue sous le sol africain. Elle ne concerne pas seulement les tonnes de cobalt, de lithium ou de terres rares qui rendront possible la transition énergétique mondiale. Il s’agit d’une guerre des normes, d’un affrontement entre trois visions de la gouvernance globale qui se cristallise autour d’un continent dont les choix définiront la géopolitique du XXIe siècle. Alors que la demande en minerais critiques explose, la question n’est plus de savoir qui exploitera les richesses de l’Afrique, mais selon quelles règles, avec quelle redistribution et au profit de quelle idée de la souveraineté.</em></strong></p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le grand écart réglementaire : Europe, Chine, États-Unis</strong></p><p>Le clivage est net. L&#8217;Union européenne, forte de son Règlement sur les matières premières critiques de 2024 et de son mécanisme d&#8217;ajustement carbone aux frontières, tente d’imposer un « extractivisme propre ». Bruxelles conditionne ses partenariats stratégiques avec la RDC, la Zambie ou la Namibie au respect de normes environnementales et sociales exigeantes, à la transparence des chaînes de valeur et à une transformation locale obligatoire d’une partie du minerai. Le discours est séduisant : une alliance de co-développement où l’Afrique ne serait plus un simple fournisseur de matières brutes.</p><p>À l’inverse, l’approche chinoise, héritée d’une décennie de Belt and Road Initiative, mise sur la rapidité, l’absence de conditionnalités politiques et des prêts massifs gagés sur les ressources. La Chine contrôle déjà plus de 70 % de la transformation mondiale des terres rares et étend son emprise par des contrats bilatéraux qui, selon un récent rapport du Crisis Group, incluent souvent des clauses de non-divulgation et un contrôle effectif sur l’exploitation. Pour un État africain confronté à une pression budgétaire immédiate, l’offre chinoise, dénuée de leçons de morale, conserve un attrait pragmatique certain.</p><p>Les États-Unis, sous l’impulsion de l’administration Trump puis de l’Inflation Reduction Act révisé, naviguent entre ces deux pôles. Leur stratégie, articulée autour du Minerals Security Partnership, cherche à briser le monopole chinois sur le raffinage tout en offrant un cadre moins contraignant que le carcan normatif européen. Pourtant, l’incapacité de Washington à offrir des garanties d’investissement public massives, dans un contexte de repli budgétaire post-électoral de 2026, affaiblit sa position. L’Afrique le perçoit : les Américains veulent les minerais, mais hésitent à payer pour la transformation locale qui créerait les emplois.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Souveraineté fragmentée : le dilemme de Lusaka</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="517" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-1024x517.jpg" alt="" class="wp-image-7694" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-1024x517.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-300x151.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-768x388.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-1536x776.jpg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-2048x1034.jpg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-860x434.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/zambia-lusaka-skyline-min-760x384.jpg 760w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Le cas zambien est emblématique de cette triangulation. Lusaka, l’une des capitales les plus endettées du continent, a signé en 2025 un mémorandum d’entente avec Bruxelles pour faire de la Zambie un hub régional de batteries électriques. En parallèle, les mêmes gisements de cuivre et de cobalt attirent des compagnies chinoises qui reprennent des mines en faillite, et des sociétés américaines qui proposent des accords d’exclusivité pour l’approvisionnement de Tesla ou des gigafactories du Michigan. Résultat : un éclatement de la souveraineté réglementaire. La même parcelle minière peut être soumise à trois régimes juridiques et normatifs distincts, rendant illusoire toute planification nationale cohérente.</p><p>Cette fragmentation nourrit ce que l’économiste camerounaise Célestin Monga appelle le « piège de l’hôte » : l’Afrique, en ouvrant ses portes à tous, s’expose à une concurrence prédatrice qui érode les standards au lieu de les élever. La guerre des normes devient une course vers le bas, où chaque puissance utilise l’opacité ou la contrainte pour sécuriser ses chaînes d’approvisionnement.</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>L’ébauche d’une troisième voie africaine : l’Agence du Bassin du Congo</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7693" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835-1024x576.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835-300x169.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835-768x432.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835-860x484.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835-760x428.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/large_landscape_235835.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Face à ce risque, une réponse africaine inédite émerge. En mars 2026, la création de l’Agence de Régulation des Minerais du Bassin du Congo (ARMBC), réunissant la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, marque un tournant conceptuel. Inspirée par les leçons de l’OPEP, cette agence vise à harmoniser les cadres contractuels, à imposer un prix-plancher régional pour le coltan et le cobalt, et à mutualiser les capacités de transformation. Son premier acte, un audit des contrats miniers en cours réalisé par un consortium de juristes panafricains, vise directement les clauses abusives héritées de la période de prédation.</p><p>L’ARMBC, encore fragile politiquement, exprime une aspiration claire : transformer la rivalité des grandes puissances en levier de négociation collective, et non plus en soumission individuelle. Comme le souligne un diplomate onusien dans les colonnes du Grand Continent, « l’Afrique n’est plus en demande d’aide, mais en offre de règles. La question est de savoir si les consommateurs de ses minerais sont prêts à en payer le juste prix, y compris le coût démocratique. »</p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>L’équation de la dignité</strong></p><p>Le véritable enjeu de la gouvernance globale des ressources n’est pas géologique, il est politique. L’Europe, la Chine et les États-Unis projettent sur le continent leurs propres insécurités industrielles et leurs modèles de société. Mais pour la première fois, une architecture africaine de gouvernance des ressources, certes balbutiante, tente de rompre avec le cycle historique de l’extraversion. La guerre des normes pourrait paradoxalement accoucher d’une norme africaine commune, seule garantie pour que la transition énergétique mondiale ne soit pas un nouveau chapitre de l’extractivisme colonial, mais un fondement de souveraineté partagée. Le verdict n’est pas encore écrit, mais les capitales du Nord feraient bien d’écouter le murmure qui monte du Sud.</p><p></p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/la-guerre-des-normes-comment-leurope-la-chine-et-les-etats-unis-se-disputent-lame-verte-de-lafrique/">LA GUERRE DES NORMES : COMMENT L’EUROPE, LA CHINE ET LES ÉTATS-UNIS SE DISPUTENT L’ÂME VERTE DE L’AFRIQUE</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>Les 5 visages politiques de la semaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pouvoir, souveraineté, repositionnement stratégique et recomposition des équilibres politiques : cette semaine encore, plusieurs figures ont marqué l’actualité mondiale et africaine. Du Sénégal au Ghana, du Bénin à la Chine, ces dirigeants incarnent chacun une bataille politique, économique ou institutionnelle qui pourrait redéfinir les rapports de force de demain. Entre ruptures inattendues, transitions historiques et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Pouvoir, souveraineté, repositionnement stratégique et recomposition des équilibres politiques : cette semaine encore, plusieurs figures ont marqué l’actualité mondiale et africaine. Du Sénégal au Ghana, du Bénin à la Chine, ces dirigeants incarnent chacun une bataille politique, économique ou institutionnelle qui pourrait redéfinir les rapports de force de demain. Entre ruptures inattendues, transitions historiques et affirmation de puissance, voici les 5 visages politiques qui ont dominé la semaine</em></strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7683" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-1024x1024.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-300x300.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-150x150.jpg 150w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-768x768.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-1536x1536.jpg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-2048x2048.jpg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-860x860.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-400x400.jpg 400w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-600x600.jpg 600w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-760x760.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/5-Face-26-MAI-110x110.jpg 110w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>1- Bassirou Diomaye Faye</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7684" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-1024x683.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-300x200.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-768x512.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-1536x1024.jpg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-2048x1365.jpg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-330x220.jpg 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-420x280.jpg 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-615x410.jpg 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-860x573.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Bassirou-Diomaye-Faye-760x507.jpg 760w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Le président sénégalais a créé une onde de choc politique en limogeant son Premier ministre, Ousmane Sonko, pourtant considéré comme son principal allié depuis l’alternance historique de 2024.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Cette décision marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise. Elle révèle les tensions entre leadership populaire et exercice du pouvoir institutionnel, dans un pays souvent présenté comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest.</p><p><strong>Impact :</strong></p><p><em>Bassirou Diomaye Faye cherche désormais à consolider son autorité présidentielle et à reprendre le contrôle total de l’appareil d’État. Cette rupture pourrait profondément redessiner les équilibres politiques sénégalais et sous-régionaux.</em></p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>2- John Dramani Mahama</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="500" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-1024x500.jpeg" alt="" class="wp-image-7685" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-1024x500.jpeg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-300x147.jpeg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-768x375.jpeg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-1536x751.jpeg 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-2048x1001.jpeg 2048w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-860x420.jpeg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/HVUWBXWRRVAKXD5SZ4NZFWK2RQ-760x371.jpeg 760w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Le président ghanéen a pris une décision forte contre plusieurs sociétés minières, dans un contexte de lutte contre l’exploitation illégale de l’or et les dégâts environnementaux provoqués par certaines activités extractives.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Le Ghana est l’un des plus grands producteurs d’or du continent. En s’attaquant frontalement au secteur minier, le pouvoir ghanéen touche à un pilier stratégique de l’économie nationale tout en répondant à une pression populaire croissante.</p><p><strong>Impact :</strong></p><p><em>Cette politique renforce l’idée d’un retour de la souveraineté économique africaine sur les ressources naturelles. Elle pourrait inspirer d’autres États africains confrontés aux mêmes défis environnementaux et économiques.</em></p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>3- Romuald Wadagni</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-1024x1024.webp" alt="" class="wp-image-7686" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-1024x1024.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-300x300.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-150x150.webp 150w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-768x768.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-860x860.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-400x400.webp 400w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-600x600.webp 600w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-760x760.webp 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni-110x110.webp 110w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Romuald-Wadagni.webp 1181w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Investi officiellement président du Bénin le dimanche 24 mai, Romuald Wadagni ouvre une nouvelle page politique après l’ère Patrice Talon.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Figure du technocrate moderne africain, Wadagni symbolise une génération de dirigeants axés sur les réformes économiques, l’attractivité des investissements et la modernisation de l’État.</p><p><strong>Impact :</strong></p><p><em>Son arrivée au pouvoir sera observée de près sur les questions de croissance, de sécurité et de gouvernance démocratique. Le Bénin pourrait devenir un modèle de stabilité économique en Afrique francophone.</em></p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>4- Ousmane Sonko</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="608" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2-1024x608.webp" alt="" class="wp-image-7687" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2-1024x608.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2-300x178.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2-768x456.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2-860x510.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2-760x451.webp 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/PREMIER-MINISTRE-OUSMANE-SONKO-2.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><p>Quelques heures seulement après son départ de la Primature, Ousmane Sonko a effectué un retour politique spectaculaire : installé député, puis élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 votants.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Cette séquence démontre que Sonko demeure l’une des figures politiques les plus puissantes et populaires du Sénégal. Malgré son limogeage, il conserve une influence institutionnelle majeure.</p><p><strong>Impact :</strong></p><p><em>Le Sénégal pourrait désormais évoluer avec deux pôles de pouvoir : une présidence incarnée par Diomaye Faye et une Assemblée nationale dominée par Sonko. Une configuration politique inédite dans la sous-région.</em></p><p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>5- Xi Jinping</strong></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="758" height="1024" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped-758x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7688" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped-758x1024.jpg 758w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped-222x300.jpg 222w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped-768x1038.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped-860x1162.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped-760x1027.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/Xi_Jinping_in_Beijing_on_May_13_2025_cropped.jpg 1022w" sizes="auto, (max-width: 758px) 100vw, 758px" /></figure><p>Le président chinois s’est retrouvé au centre du jeu diplomatique mondial cette semaine après une série d’échanges stratégiques avec les grandes puissances mondiales.</p><p><strong>Pourquoi c’est important ?</strong></p><p>Xi Jinping confirme la montée en puissance de la Chine comme acteur central des équilibres géopolitiques mondiaux. Pékin cherche désormais à s’imposer comme une puissance diplomatique, économique et stratégique incontournable.</p><p><strong>Impact :</strong></p><p><em>Dans un contexte de tensions internationales, de guerre commerciale et de recomposition des alliances, la Chine apparaît de plus en plus comme un acteur capable d’influencer les orientations politiques et économiques mondiales, y compris en Afrique.</em></p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-7/">Les 5 visages politiques de la semaine</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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		<title>PLASTIQUE,  FRESQUE D&#8217;UNE GUERRE MONDIALE PERPETUELLE : POURQUOI L&#8217;HUMANITE ENGLOUTIT 99% DE SON RECYCLAGE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 14:33:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les délégations de 176 pays se sont à nouveau quittées sans parvenir à un accord sur le premier traité juridiquement contraignant visant à mettre fin à la pollution plastique, l&#8217;immense paradoxe de notre époque se dévoile dans toute sa brutalité : en 2026, seuls 9,5 % des déchets plastiques aux États-Unis et en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Alors que les délégations de <strong>176</strong> pays se sont à nouveau quittées sans parvenir à un accord sur le premier traité juridiquement contraignant visant à mettre fin à la pollution plastique, l&#8217;immense paradoxe de notre époque se dévoile dans toute sa brutalité : en 2026, seuls <strong>9,5 % des déchets plastiques aux États-Unis</strong> et en moyenne <strong>15 %</strong> dans le monde sont effectivement recyclés. Le reste termine sa course dans des décharges, des incinérateurs ou, pour plus de <strong>11 millions de tonnes</strong> chaque année, dans les océans. Le plastique n&#8217;est plus un déchet, c&#8217;est la trace indélébile d&#8217;un modèle de production que plus personne ne contrôle, à commencer par l&#8217;<strong>Europe</strong> elle-même, prise entre son ambition affichée de souveraineté circulaire et son statut de premier exportateur mondial de déchets.</em></p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="496" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques-1024x496.jpg" alt="" class="wp-image-7660" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques-1024x496.jpg 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques-300x145.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques-768x372.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques-860x417.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques-760x368.jpg 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/traitement-dechets-plastiques.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><ul class="wp-block-list"><li class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le bluff européen démasqué</strong></li></ul><p>L&#8217;Europe, autoproclamée championne de l&#8217;économie circulaire, vit aujourd&#8217;hui un moment de vérité qui frise la crise existentielle. L&#8217;<strong>Allemagne</strong> est devenue en 2025 le plus grand exportateur mondial de déchets plastiques, expédiant plus de 810 000 tonnes à l&#8217;étranger, devant le <strong>Royaume-Uni</strong> et ses <strong>675 000</strong> tonnes. Un chiffre qui pulvérise le record des huit dernières années, l&#8217;équivalent de 127 000 conteneurs maritimes déversés sur les ports du Sud global.</p><p>Cette fuite en avant dans l&#8217;exportation de déchets s&#8217;explique par une équation industrielle devenue intenable. Au cours des trois dernières années, près d&#8217;un million de tonnes de capacité de recyclage ont été purement et simplement perdues sur le territoire européen. Les instruments financiers, eux, ne suivent pas : l&#8217;interdiction d&#8217;exporter vers les pays non-membres de l&#8217;OCDE, prévue pour le 21 novembre 2026, comporte une clause de révision dès 2029 qui pourrait la rendre caduque sous conditions, empêchant tout investissement capitalistique de long terme dans les infrastructures de recyclage.</p><p>La <strong>Chine</strong>, elle, a compris depuis longtemps que la gestion des déchets plastiques n&#8217;était pas qu&#8217;une question environnementale mais un levier géopolitique. Sa fermeture brutale des frontières aux déchets plastiques importés en 2018 a agi comme un électrochoc, relocalisant les flux mondiaux vers l&#8217;<strong>Asie du Sud-Est</strong> et révélant la dépendance structurelle des économies occidentales à l&#8217;externalisation de leur pollution. </p><figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="720" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-1024x720.webp" alt="" class="wp-image-7661" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-1024x720.webp 1024w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-300x211.webp 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-768x540.webp 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-1536x1080.webp 1536w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-860x604.webp 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit-760x534.webp 760w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/DSCF8097-edit.webp 1777w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><ol style="list-style-type:upper-roman" class="wp-block-list"><li></li></ol><ul class="wp-block-list"><li class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le paradoxe ivoirien : hub climatique, déversoir plastique</strong></li></ul><p>Le <strong>28 mars 2026, le Fonds Vert pour le Climat</strong> désignait Abidjan pour accueillir son bureau régional couvrant l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, l&#8217;Afrique centrale et une partie de l&#8217;Afrique du Nord. Une victoire diplomatique majeure pour la <strong>Côte d&#8217;Ivoire</strong>, qui consacre son positionnement en tant qu&#8217;acteur clé de l&#8217;action climatique sur le continent africain. La présence du FVC à Abidjan contribuera à soutenir des initiatives dans des secteurs clés tels que l&#8217;agriculture durable, les énergies renouvelables et la gestion des ressources naturelles. Le 17 avril 2026, la directrice régionale Afrique du FVC, <strong>Catherine Koffman</strong>, rencontrait le <strong>Premier ministre Robert Beugré Mambé</strong> pour discuter de l&#8217;opérationnalisation de cette implantation stratégique. Le FVC a officiellement entériné cette décision lors de sa 44e réunion du Conseil à Incheon, aux côtés de Nairobi pour l&#8217;Afrique orientale et australe.</p><p>Ce couronnement diplomatique contraste pourtant cruellement avec une réalité environnementale qui fait d&#8217;Abidjan l&#8217;un des épicentres de la crise plastique ouest-africaine. La Côte d&#8217;Ivoire produit chaque année entre <strong>40 000</strong> et <strong>100 000 tonnes</strong> de déchets plastiques, dont seulement <strong>5 à 20 %</strong> sont recyclés ; le reste est jeté dans les rues, les dépôts sauvages ou brûlé à l&#8217;air libre. Une prévision alarmante de <strong>500 000 tonnes</strong> de déchets plastiques mal gérés est annoncée pour 2025. Le pays a certes interdit les sachets plastiques à usage unique par décret depuis 2013 ; l&#8217;un des cadres juridiques les plus stricts du continent, mais la réalité de l&#8217;application demeure fragmentaire : si les pâtisseries, les pharmacies et les supermarchés ont largement adopté les sacs en papier kraft et réutilisables, les choses piétinent dans la plupart des autres secteurs.</p><p>Ce paradoxe ivoirien est le miroir grossissant de la schizophrénie africaine face au plastique. Le continent ne produit que <strong>5 % des plastiques mondiaux et en consomme 4 %</strong>, mais il est la région la plus touchée par la pollution plastique. En Afrique de l&#8217;Ouest, les <strong>17 pays côtiers ont généré près de 6,9 millions de tonnes</strong> de déchets plastiques en 2018, soit <strong>environ 30 %</strong> du total continental, et <strong>80 % de ces déchets</strong> sont mal gérés. Le préjudice économique potentiel est vertigineux : avec une consommation régionale attendue à <strong>12 millions de tonnes en 2026</strong>, les dommages pourraient s&#8217;élever à <strong>120 milliards de dollars</strong>, soit l&#8217;équivalent du <strong>PIB de la Côte d&#8217;Ivoire</strong>. Un chiffre qui donne la mesure de l&#8217;absurdité : le pays qui accueille le bureau régional du Fonds Vert pour le Climat subit chaque année des pertes économiques liées aux plastiques équivalents à sa richesse nationale.</p><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf.jpg" alt="" class="wp-image-7662" srcset="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf.jpg 1000w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-300x200.jpg 300w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-768x512.jpg 768w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-330x220.jpg 330w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-420x280.jpg 420w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-615x410.jpg 615w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-860x574.jpg 860w, https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/audience-du-premier-ministre-robert-beugre-mambe-avec-une-delegation-du-fon_5qxwcwo1yf-760x507.jpg 760w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure><ul class="wp-block-list"><li class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La bataille du traité mondial : l&#8217;Afrique entre deux feux</strong></li></ul><p>Le véritable affrontement géopolitique se joue dans les salles des <strong>Nations unies</strong>, où une fracture abyssale sépare désormais non plus deux mais trois blocs. D&#8217;un côté, une centaine de pays emmenés par <strong>l&#8217;Union européenne</strong>, le <strong>Rwanda</strong> et le <strong>Pérou</strong>, qui poussent pour une réduction contraignante de la production de plastiques. De l&#8217;autre, un cartel de pays producteurs de pétrole et de gaz : <strong>Arabie saoudite</strong>, <strong>Iran</strong>, <strong>Russie</strong> en tête, qui refuse catégoriquement toute limitation. Et entre les deux, une Afrique profondément divisée, tiraillée entre ses intérêts pétrochimiques naissants et la catastrophe environnementale qu&#8217;elle subit de plein fouet.</p><p>La <strong>Chambre africaine de l&#8217;énergie</strong> s&#8217;oppose frontalement au projet de traité, qu&#8217;elle qualifie d’ « <strong>attaque<em> directe contre le développement de l&#8217;Afrique</em></strong> ». Son argument : le traité « <strong><em>causerait des dommages économiques considérables aux pays producteurs d&#8217;hydrocarbures</em></strong> », en particulier le <strong>Gabon</strong>, le <strong>Ghana</strong>, l&#8217;<strong>Angola</strong> et le <strong>Sénégal</strong>, qui misent sur la pétrochimie comme catalyseur de développement dans les secteurs de la santé, de l&#8217;agriculture et des transports. Le géant nigérian <strong>Dangote</strong> a officiellement lancé sa production de polypropylène en mai 2025, matérialisant cette ambition industrielle. La compagnie pétrochimique sud-africaine Sasol, de son côté, a relancé en décembre 2025 son usine de production de plastiques en Louisiane, un complexe de 12 à 13 milliards de dollars d&#8217;investissement.</p><p>Face à ces intérêts industriels, la Côte d&#8217;Ivoire et ses voisins les plus exposés tentent une troisième voie. Le <strong>30 avril 2026, Abidjan accueillait la réunion ministérielle de validation du Plan d&#8217;Action Régional de la CEDEAO pour la gestion des plastiques et la promotion de l&#8217;économie circulaire</strong>. <strong>Le ministre ivoirien de l&#8217;Environnement, Abou Bamba</strong>, y a martelé que « <strong>l&#8217;action n&#8217;est plus une option</strong> » et que « <strong>chaque jour qui passe compromet l&#8217;avenir de nos États et de nos enfants</strong> ». La Côte d&#8217;Ivoire a adopté une stratégie nationale pour l&#8217;économie circulaire en 2024, tout en reconnaissant la complexité de la transition : le secteur plastique représente environ 10 000 emplois directs et plus de 20 000 emplois informels dans le pays. Une équation sociale qui rend toute interdiction brutale politiquement explosive.</p><ul class="wp-block-list"><li class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>&nbsp;La nouvelle géopolitique du rebut</strong></li></ul><figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="630" src="https://adn-politics.com/wp-content/uploads/2026/05/f36d027_upload-1-t96q9ypkngp1-000-was8992278.avif" alt="" class="wp-image-7663"/></figure><p>L&#8217;Afrique incarne désormais la contradiction fondamentale dans laquelle se débat la planète entière. Elle est à la fois le continent le moins responsable de la crise plastique, avec <strong>4 %</strong> de la consommation mondiale, et celui qui en paie le prix le plus lourd : des inondations meurtrières causées par des canalisations bouchées par les sachets plastiques à Abidjan, des écosystèmes marins dévastés le long des 17 pays côtiers ouest-africains, et un secteur informel du recyclage qui fait vivre des centaines de milliers de personnes tout en les exposant à des risques sanitaires majeurs. La <strong>Facilité africaine pour l&#8217;économie circulaire (ACEF) estime que 95 % des déchets électroniques</strong> sont gérés illégalement par 8 000 travailleurs informels en Côte d&#8217;Ivoire, affectant près de cinq millions de personnes.</p><p>La Côte d&#8217;Ivoire, en accueillant simultanément le bureau régional du Fonds Vert pour le Climat et le siège des négociations régionales sur les plastiques, se positionne comme un laboratoire de la gouvernance climatique africaine. Une position qui suscite autant d&#8217;espoirs que d&#8217;interrogations. Comment le pays qui accueille le principal instrument financier de la lutte contre le changement climatique peut-il également être celui qui voit ses rues étouffer sous les déchets plastiques et ses caniveaux déborder à chaque saison des pluies ? Comment concilier l&#8217;ambition d&#8217;être <strong><em>« un modèle en matière de développement durable</em></strong> », comme l&#8217;a réaffirmé le gouvernement ivoirien lors du cinquantenaire de la Journée mondiale de l&#8217;environnement en 2023, avec une réalité où plus de <strong>80 % des déchets</strong> plastiques finissent dans la nature ?</p><p>La réponse se trouve peut-être dans la notion de souveraineté circulaire africaine. <strong>Le Plan d&#8217;Action continental pour l&#8217;Économie circulaire en Afrique 2024-2034</strong>, adopté par l<strong>&#8216;Union africaine</strong>, trace une voie où le recyclage des plastiques s&#8217;intègre dans une stratégie plus large de valorisation des ressources locales. Les projections du <strong>PNUE</strong> évoquent un potentiel de <strong>11 millions d&#8217;emplois créés par l&#8217;économie circulaire sur le continent, pour un marché global évalué à 500 milliards de dollars</strong>. Mais pour l&#8217;heure, le décalage entre les ambitions affichées et les moyens déployés reste abyssal : les infrastructures de collecte et de tri sont embryonnaires, les capacités de recyclage quasi inexistantes en dehors du secteur informel, et les financements internationaux, y compris ceux du Fonds Vert pour le Climat, n&#8217;ont pas encore trouvé le chemin des usines de recyclage.</p><p>L&#8217;Afrique est ainsi devenue le théâtre d&#8217;une guerre silencieuse où s&#8217;affrontent trois logiques : celle des industries extractives qui voient dans le plastique l&#8217;avenir de la rente pétrochimique, celle des États côtiers qui subissent de plein fouet une pollution qu&#8217;ils n&#8217;ont pas créée, et celle des acteurs informels qui ont bâti une économie de la survie sur les rebuts du monde développé<strong>. La Côte d&#8217;Ivoire, avec son bureau du Fonds Vert et son Plan d&#8217;Action Régional de la CEDEAO, tente d&#8217;incarner une quatrième voie : celle d&#8217;une souveraineté circulaire qui transformerait une malédiction environnementale en opportunité de développement</strong>.</p><p>D&#8217;ici là, la question n&#8217;est plus de savoir si la planète peut survivre au plastique. Elle y parviendra, comme elle a survécu à toutes les extinctions de masse. La question est de savoir si notre civilisation, qui a bâti sa modernité sur ce matériau miracle, est capable de survivre à sa propre inconséquence, et si l&#8217;Afrique, précisément parce qu&#8217;elle n&#8217;a pas construit cette modernité, pourra en inventer une autre.</p><p>The post <a href="https://adn-politics.com/plastique-fresque-dune-guerre-mondiale-perpetuelle-pourquoi-lhumanite-engloutit-99-de-son-recyclage/">PLASTIQUE,  FRESQUE D&#8217;UNE GUERRE MONDIALE PERPETUELLE : POURQUOI L&#8217;HUMANITE ENGLOUTIT 99% DE SON RECYCLAGE</a> appeared first on <a href="https://adn-politics.com">ADN Politics</a>.</p>
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